Lorsque Minerve devient Félines

Cette missive, je suis sur le point d’en faire l’impasse Aux affres du rien, mon inspiration trépasse C’est alors que Minerve flamboie Que sa sagesse rougeoie Et Minerve devient Félines Cette missive, jadis chrysanthème, Je lui donne un nouveau baptême Parce qu’Aphrodite s’invite Dans ma plume, fortuite Et Minerve devient Félines Cette missive, je la fonds dans le thème Et j’en fait un poème … Lire la suite Lorsque Minerve devient Félines

Entre deux mers

J’avais l’habitude de me sentir ainsi lorsque je rentrais en France, aussi dépourvue que Blanche, mais pas aujourd’hui. Je me souviens notamment de mon départ pour mon premier été aux Etats-Unis : en fermant la porte de mon appartement à clé, joyeuse et impatiente de ma destination, j’anticipais déjà que cette action euphorique serait mon linceul à mon retour. Mais pas aujourd’hui, car aujourd’hui, je ne passerai pas par le même hall d’entrée qui m’a vu partir. Et aujourd’hui je sais pourquoi je rentre. Je ne suis pas totalement sûre de savoir pourquoi je suis partie mais je sais pourquoi je rentre. … Lire la suite Entre deux mers

It's always sunny in Philadelphia

Je rejoins Philadelphie, ville que j’appellerai moyenne à l’échelle américaine. Le voyage en bus m’offre une longue sieste bien méritée, une halte à New-York qui ne me donne pas très envie d’y retourner dans quelques jours et un magnifique coucher de soleil sur le New Jersey. J’arrive ainsi samedi dans la nuit. Bon d’accord, ce … Lire la suite It's always sunny in Philadelphia

Le vent qui me glace entre les gratte-ciels

J’émerge telle une tortue à multiples carapaces d’Union Station et j’aperçois brièvement les gratte-ciels de Chicago qui se balancent au-dessus de la rivière, qui se courbent sur les bords du Lac Michigan. Il fait gris, mais il ne fait pas si froid… Ou bien suis-je devenue étanche à l’hiver. Malgré le mois de février qui … Lire la suite Le vent qui me glace entre les gratte-ciels

Toit du monde

Le matin de Monticello (UT) dessine une maigre couche orangée en haut de l’horizon et à travers ma fenêtre aussi givrée que mon sommeil. Je m’échappe du vent du désert suivant la course du soleil et de la lune, découvrant bientôt la Mesa que l’on appelle blanche car elle paraît si claire après tant d’écarlates, … Lire la suite Toit du monde