5 choses à faire à Toulouse

P. BONNARD – Le concert Lamoureux (Musée Bemberg)

I. Aller au musée…

… d’Arts – Contemporains ou Classiques – de photographies, d’Histoire – Naturelle, Ancienne ou Surnaturelle – et se cultiver, s’égarer, s’en prendre plein la poire parce qu’on a vu le tableau qui nous renverse, parce qu’on a appris l’anecdote qui nous bouleverse, parce qu’on a compris la réalité qui nous traverse.

* Le Musée des Augustins, Rue de Metz.
Enfin, pas pour l’instant, parce que pour l’heure, il se refait une beauté. Il vous faudra attendre le Printemps 2020 pour découvrir sa collection, classique essentiellement, et profiter de la beauté architecturale de cet ancien couvent dont le cloître est une agréable promenade d’été.
* Le Musée des Abattoirs, 76 Allées Charles de Fitte
C’est LE musée d’art contemporain de Toulouse, ceux qui aiment allez-y. Ceux qui n’aiment pas, allez-y aussi, ne serait-ce que pour l’histoire du lieu et le Parc Raymond VI voisin qui étale une très belle esplanade sur les berges de la Garonne et offre parfois ses remparts à quelques expositions fugaces.
* Le Musée Fondation Bemberg, Place d’Assezat
Des classiques aux modernes, il y en a pour tous les goûts, et encore une fois, l’architecture de cet ancien hôtel particulier vaut le coup d’œil en lui-même !

* Le Château d’eau, 1 Place Laganne
Galerie photos fondée par le célèbre photographe toulousain Jean Dieuzaide qui propose toujours aujourd’hui des expositions variées et dont le cadre (vous allez finir par croire que je me moque de vous) est un joli petit écrin.
* Le Musée du Vieux Toulouse, 7 Rue du May
Je dois reconnaître que je n’y suis jamais allée, mais on vous raconte là l’histoire de la ville à travers costumes, peintures, sculptures et autres objets d’art dans un bel ancien hôtel particulier.
* Le Musée Saint Raymond, 1 Place Saint-Sernin
Ce musée dédié à l’Antiquité abrite non seulement les collections d’objets trouvés lors des fouilles dans la région, mais aussi un authentique site archéologique que vous pourrez découvrir en vous risquant dans ses bas-fonds.
* Le Museum d’Histoire Naturelle, 35 Allée Jules Guesde
Comme tout musée d’Histoire Naturelle qui se respecte, celui-ci renferme son lot d’animaux empaillés et grandeur nature et ses squelettes de dinosaures. Il nous en apprend plus sur nos origines et quelle planète nous pourrions construire pour demain… Et quand vous en avez fini de votre voyage à travers les ères géologiques, vous pouvez revenir au présent et profitez d’une agréable balade au Jardin des Plantes, peut-être que vous vous laisserez même tentés par le restaurant gastronomique voisin, Le Moaï

II. Visiter…

… des églises ou des châteaux et se laisser pénétrer par le passé qui nous contemple et nous inspire.

* La Mairie du Capitole : Fut un temps béni où la France n’était pas en état d’urgence et où nous pouvions circuler librement sans avoir à dévoiler le secret de notre sac à main ou de notre porte-feuille, où l’on pouvait traverser la mairie de Toulouse de la Place du Capitole au Square du Général de Gaulle comme un charmant raccourci ou un détour choisi, mais les temps sont ce qu’ils sont et vous devrez maintenant montrer patte blanche pour battre le même pavé que les Capitouls et vous sentir rois pour une seconde. Et surtout, ne vous laissez pas intimidés par les portes fermées, entrez, montez les escaliers et allez admirer la Salle des Illustres, allez contempler la Place du Capitole vue d’en haut. Et d’ailleurs, pendant que vous y êtes, quand vous ressortirez par la même immense porte par laquelle vous êtes entrée et que vous vous trouverez à nouveau sur ce gigantesque terrain rose, levez un peu la tête et regardez toutes les bâtisses qui vous entourent, certaines fenêtres vous dévoilent quelques surprises, quelques décorations exposées à qui sait regarder. Et d’ailleurs, pendant que vous y êtes, allez vous promener les yeux en l’air sous les arches qui abritent les cafés, les artistes vous racontent une histoire, celle d’ici, celle d’hier.
* La Basilique Saint Sernin, Place Saint-Sernin : Rénovée par Viollet-Le-Duc au XIXème siècle, la basilique est un exemple rare d’une version actuelle antérieure à l’avant-dernière rénovation… En effet, la restauration des années 1960 a presque totalement effacé les travaux d’Eugène qui n’avaient pas su résister aux temps. Vous pouvez visiter une grande partie de la basilique gratuitement mais pour accéder à la crypte, il vous faudra ouvrir le porte-monnaie. Saint Sernin, c’est le joyau toulousain, chanté par Nougaro et bien aimé de chaque habitant, sauf peut-être moi qui lui préfère largement…
* La Cathédrale Saint Etienne, Place Saint-Étienne : Probablement parce que c’est l’église voisine de mon enfance, mais aussi et surtout pour la dernière fois que j’y suis rentrée… Le parvis de la cathédrale était parfaitement calme en ce jour gris du mois d’avril. quand soudain, alors que j’ouvrais la lourde porte en bois sombre, l’orgue s’est mis à jouer, invisible, comme si Dieu lui-même me souhaitait la bienvenue. Il y eut quelque chose de magique et intense dans cette seconde de parfaite communion entre ces murs immortels et mon âme païenne venue leur rendre visite… Ce son magnifique, né d’un instrument aveugle, fut transcendée au moins encore un millions de fois plus quand je découvris l’orgue, gigantesque et virtuose, suspendu dans la pierre si haut au-dessus de ma petite tête.
* L’Eglise minuscule dont je ne connais pas le nom, timide et dissimulée, divine au milieu des rues commerçantes, à l’angle de la Rue de la Pomme et de la Rue Alsace-Lorraine.

III. Se mettre au vert…

… prendre ses jambes contre son cœur ou bien mettre ses pieds sur un pédalier et ses mains sur un guidon, ou encore enfiler ses rollers pour ceux qui n’ont pas peur des bleus, ou enfin se recueillir étendu sur l’herbe auprès de notre bouquin favori ou d’un verre de vin blanc.

* Jardin Japonais du Jardin Compans Caffarelli, Boulevard Lascrosses, pour la minute zen.
* Promenade à pied, à vélo ou en bateau sur le Canal du Midi : Vous partez du Port Saint Sauveur et après vous déroulez vos pas aussi loin et aussi longtemps que vous le souhaitez, y en a qui sont allés à la mer sans s’en rendre compte comme ça.
* Promenade à pied, à vélo ou en cerf-volant sur les quais de Garonne : Vous choisissez de quel bord vous êtes, rive gauche ou rive droite (me demandez pas laquelle est laquelle, je vous ai déjà dit que j’y comprenais rien à tout ce langage), mais surtout si vous êtes plutôt du genre ballade digestive ou bien promenade interminable, et vous optez pour l’itinéraire qui vous convient:
1) des quais Saint Pierre au quai de la Daurade, et si vous poussez même un peu plus avant jusqu’au quai de Tounis, vous pouvez tombé sur une ginguette éphémère pendant les chaudes journées d’été.
2) de l’autre côté, en partant du quai de l’exil républicain espagnol, vous pourrez vous perdre dans la verdure de la Prairie des Filtres sur votre chemin. Et si vos pieds en ont encore le cœur, vous pourrez poursuivre sur la terre ou sur une île – celle du Ramier – et peut-être même rejoindre la campagne toulousaine.
* Si c’est la canicule et que vous avez une voiture (ou bien que vous êtes vraiment très -très ! – bons à la nage et que vous n’avez pas peur de vous noyer), vous pouvez aller faire trempette au Parc du Confluent en peu en dehors de la ville.

IV. Rêver…

…devant un écran blanc qui s’anime ou au bord d’une scène qui s’illumine.

* L’American Cosmograph, 24 rue Montardy : C’est un peu le cinéma intemporel de Toulouse, c’est même le premier cinéma permanent de la ville. Et le lieu garde encore son charme d’antan, et même d’avant puisqu’elle était la première salle d’opéra de Toulouse, en témoigne ses murs tapissés de velours rouges. Sinon, aujourd’hui, c’est un chouette cinéma d’art et essai.
* La cinémathèque de Toulouse, 69 rue du Taur : Surtout l’été, parce qu’elle s’installe en plein air dans sa cour intérieure ou sur le parking de Labège, et que ça donne tout de suite un air de vacances.
* L’Utopia de Tournefeuille, 1 allées des Sports – Impasse du Château, 31170 Tournefeuille : Là encore le lieu est vraiment chouette, spacieux avec son petit coin de verdure et son restaurant bucolique, idéal pour faire sa sortie culturelle de la semaine. Si vous décidez d’y manger le midi, il faut réserver ; par contre, le soir, il faut être patient… mais le bar est toujours ouvert et vous trouverez toujours un recoin secret ou partagé pour parler du film que vous venez de voir en attendant votre dîner.
* Le Cratère, 95 grand rue St Michel : Si vous êtes patient et que vous pouvez attendre pour aller voir les dernières sorties cinémas, le Cratère est fait pour vous. Petite salle intimiste, ce cinéma propose une programmation variée, et parfois inédite dans les salles toulousaines, à tout petit prix.
* Les Cinémas de l’ABC, 13 rue Saint-Bernard : Parce que les salles de l’American Cosmograph sont tellement belles, il m’arrive parfois d’oublier un peu l’ABC qui propose pourtant des films que l’American Cosmograph a parfois négligé et qui valent bien vingt-quatre regards par seconde.
* Le Théâtre du Pavé, 34 rue Maran : Toulouse regorge de théâtres publics et privés qui vous raconteront des histoires ; si je choisis de ne parler que de celui-ci, c’est peut-être parce que c’est sur ses planches-là que j’ai fait mes premiers pas toulousains. J’en garde donc un souvenir particulier et attendri. Le théâtre du pavé c’est un lieu convivial et chaleureux qui vous accueille parfois dans sa grande salle à deux cent places et parfois à la plage, sous le pavé. Et au Théâtre du Pavé, il y a toujours, avant et après le spectacle, un endroit où boire un verre et manger une assiette de charcuterie proposée par la maison.

V. Mais surtout se perdre…

… et déambuler au hasard des rues piétonnes ou non. Et si vous êtes chanceux, vous pourrez même, au grè de vos vagabondages, pénétrer la cour d’un ancien hôtel particulier notamment aux alentours de la Rue de la Dalbade. Et si vous gardez les yeux en l’air, vous trouverez toujours une surprise architecturale ou une beauté indicible à contempler. Je continue à me faire surprendre parfois, par des parois sculptées d’une main de maître ou des balcons dessinés au fer forgé. Alors, allez-y, sombrez dans l’inconnu de l’errance toulousaine.


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