Spécial Confinement : L’Ouest Canadien dans son salon

Sommaire

1. Us et coutumes
2. Sport Canadien
3. Déjeuner
4. Pause lecture
5. Goûter
6. Documentaires
7. Happy Hour
8. Dîner
9. Soirée Cinéma

Parce que je suis convaincue qu’il y a des millions de façon de voyager, que l’on peut continuer à s’évader même dans trente mètres carré, que l’on peut recréer l’Amérique au fin fond de la Creuse ; en cette période exceptionnelle d’enfermement, j’ai eu l’envie, l’idée, de proposer une série « Spécial Confinement » : Le Monde à portée de main. Suivant les pas vagabonds de la voyageuse que j’ai été pendant huit mois, je vais ainsi vous proposer de faire étape en Irlande, en Islande, en Alaska, dans les provinces occidentales du Canada et dans certains Etats unis d’Amérique ; parsemant des avis vestimentaires, des idées culinaires, des conseils littéraires / musicaux / cinéma, et tant d’autres….

Ce matin, le soleil bleu fait des courbettes au ciel éclatant, j’ai des fourmis dans les jambes, j’ai envie d’aller randonner, je voudrais voir le Mont Robson ensoleillé de mon anniversaire se refléter dans les fenêtres de mon confinement, je voudrais entendre le Pacifique de détroit de Juan de Fucca se cogner de sa chanson si particulière contre les murs de ma quarantaine ; mais je reste là, immobile devant l’écran blanc de mon ordinateur, martelant mon clavier de mes ongles rouges, et je décide de vous embarquer dans mes rêveries…. J’essaie de tracer les routes qui ont percé les Rocheuses, les chemins dorés de la vallée d’Okanagan et les sentiers mousseux du Pacific Rim dans l’autoroute de nos ennuis, je tente de vous recréer notre quatrième Pays Imaginaire et de vous voyager dans l’OUEST CANADIEN.

Welcome to Western Canada!
Bienvenue dans l’Ouest Canadien !

1. Leçon de savoir vivre canadien

Aujourd’hui, il n’y a pas de dress-code et je vous laisse une liberté totale pour le petit-déjeuner, rentrons directement dans le vif du sujet. Pour bien débuter la journée, on va commencer par se désencrasser et laisser de côté notre mauvaise humeur à la française.

Les Canadiens sont en effet ahuris de notre compétence typiquement française de râler au moindre imprévu ou de s’engueuler pour des opinions différentes. Ils n’ont pas cette passion du débat franc et parfois brutal qui est un sport national chez nous. Donc, pour aujourd’hui, adoptons la Canadian attitude et tâchons de rester courtois et mesuré.

Mais surtout, ce qui définit un Canadien, c’est son extrême gentillesse ! Il n’est d’ailleurs pas rare que leurs voisins américains en goguette, dont la réputation est si mauvaise à travers le monde, se fassent passer pour des Canadiens afin d’éviter l’accueil froid qui leur est habituellement réservés. Bref, si vous voulez devenir un vrai Canadien, l’une des premières étapes est d’adopter leur franche camaraderie. Parce que, même dans une grande ville, même si on ne se connaît pas, on se dit facilement bonjour dans la rue et on engage couramment la conversation avec des inconnus, au resto avec les voisins de table et dans les ascenseurs aussi !
Alors, je sais bien que nous sommes en quarantaine, coupés du monde et sans vie sociale, mais se la jouer Canadien aujourd’hui est étrangement dans l’air de notre temps confinés : faire la rencontre de son voisin – de balcon ou de jardin -, prendre le temps de papoter avec la caissière au supermarché parce qu’il n’y a pas la queue à la caisse, …

En un mot et comme l’écrit le Guide du Routard : pour aujourd’hui, soyez nature, ouvert et positif !

2. Libérer les molécules du bonheur

Le sport national par excellence est le hockey sur glace. Et même plus qu’un sport national, le hockey est une extension de l’âme canadienne, une sublimation de son climat extrême… Je garderais ainsi toujours en mémoire les chaussures de ville abandonnées aux abords du Lac Vermillion à moitié gelé, sur lequel s’entraînaient au hockey une père et son enfant.
Le 1er match codifié de l’Histoire a eu lieu à Montréal en 1875. Ce match se serait terminé par une bagarre : c’est dire si la tradition de la baston dans le hockey remonte loin ! Malheureusement, le hockey souffre aujourd’hui de trop de professionnalisme et est en train de perdre son côté bon enfant car le seul match que j’ai vu lors de mon séjour manquait cruellement des bagarres tant attendues. L’absence de bagarres n’a en revanche rien enlevé à la virtuosité de ce sport magnifique. Les actions sont d’une telle rapidité, d’une telle agilité. Et je ne comprends pas que nous n’ayons pas encore troqué le football si rébarbatif pour le hockey, autrement plus beau et haletant à regarder.

Lac Vermillion

Pour aujourd’hui, vu que nos hivers manquent quelque peu de lacs gelés et que, de toute façon, on est au printemps, je vous propose de vous mettre à la version sur gazon. Ca sous-entend bien sûr d’avoir un jardin ou d’attendre le 11 mai que certains de nos jardins publics ré-ouvrent (peut-être)… Mais si ça vous donne vraiment le goût d’aller exercer votre crosse improvisée, voici les règles de base :

– Les joueurs contrôlent la balle uniquement à l’aide de leur crosse. Il leur est interdit de se servir de leurs pieds ou de toute autre partie du corps. Exception faite pour le gardien de but qui, quand il se trouve dans sa propre zone et qu’il essaie de repousser l’attaque de l’adversaire, peut utiliser n’importe quelle partie du corps, en plus de sa crosse afin d’empêcher l’équipe adverse de marquer un but.
– Un but est marqué dès que la balle a pénétré dans la cage de l’adversaire. Elle doit être touchée par le joueur attaquant à l’intérieur de la zone de tir (après la ligne des 22) avant de venir se loger dans les filets de l’adversaire.
– Pour tout le reste, le règlement du hockey sur gazon s’apparente à celui du football ou handball.
Pour plus d’informations.

J’ai bien conscience que proposer de jouer au hockey sur gazon en plein confinement si on n’a pas pas de jardin, ça n’est pas très sympa de ma part et n’est finalement qu’un pauvre ersatz face aux prouesses de la version sur glace. C’est pourquoi, pour me faire pardonner, je vous envoie vers une liste des 20 meilleurs films sur le hockey par ici. Je vous écris aussi une modeste mention spéciale pour les deux films que j’ai vus puisque je ne suis une spécialiste ni du hockey, ni des films sportifs :

* Mystery, Alaska, Jay Roach : Ce film aurait largement pu rentrer dans mon article précédent mais ne vous-y trompez pas, il trouve largement sa place ici. D’abord, et bien-sûr, parce qu’il parle de hockey ! Ensuite parce qu’il a été tourné à Canmore (Alberta, CA), un peu au sud de Banff. Le premier avantage de film, c’est qu’il fait une parfaite transition d’une destination à l’autre pour cette série Special Confinement, développant le mode de vie Alaskien et l’écart non négligeable qu’il existe entre la société urbaine des Lower 48 et un petit village du Grand Nord. Ensuite, on revient ici à l’essence même du hockey, à l’amour du jeu, à ce qui pousse des gens sur un lac gelé parce que c’est une extension de leur être et pas parce qu’il vont gagner des millions à jouer avec leur crosse. Et enfin, parce qu’en cette période d’enfermement, ce film nous dépayse.

* Miracle, Gavin O’Connor : Basé sur l’histoire vraie de l’équipe de hockey américaine entraînée pour les Jeux Olympiques de 1980, en pleine guerre froide donc, il ne s’agit plus là uniquement d’une histoire de sport mais du symbole politique que beaucoup ont mis dans ce combat des géants entre les Etats-Unis et l’URSS. Alors, vous vous en douterez, c’est très très (TRÈS!) américain… Mais si l’on fait abstraction de ce patriotisme un brin ostentatoire, vous avez de quoi vous régalez si vous voulez voir du hockey-fiction et si vous souhaitez vous laisser toucher malgré vous par la fraternité qui se tisse entre des joueurs que tout opposent au départ.

Vancouver Island

3. C’est l’heure du déjeuner !

Et je dois vous avouer que je ne suis pas très inspirée… Je ne vais donc pas inventer l’eau chaude et suivre les idées du Routard pour vous conseiller un petit lunch salade :
* Caesar salad : salade romaine, parmesan râpé et croûtons, accompagnée, en version deluxe, de poulet ou de grosses crevettes 
* Cobb salad : salade verte, tomate, bacon grillé, poulet, avocat, œuf dur et roquefort
Kale salad : plat emblématique de la cuisine bobo-bio à base de chou frisé

Mais ce que je voudrais, surtout, c’est profiter de ce repas du midi pour rire un peu aux dépends des mauvais traducteurs d’emballages alimentaires… En effet, au Canada – Français comme deuxième langue officielle oblige – tous les produits alimentaires doivent porter une étiquette en anglais et en français. Selon les études, le Canada représenterait d’ailleurs 10 % du marché mondial de la traduction. Le problème, c’est que c’est souvent traduit n’importe comment, y compris dans les institutions officielles, et que ça m’a explosé plusieurs rires fous au cours de mes promenades transcanadiennes.
Il est donc l’heure d’une visite virtuelle de votre supermarché préféré pour découvrir les traductions les plus loufoques !

4. Découvrir la prose canadienne

Comme je le disais dans l’article où je tentais de vous voyager en Alaska, je n’ai pas beaucoup lu au cours de mes pérégrinations, ma liste sera donc courte. Mais j’ai tout de même quelques propositions pour habiter cette journée échappée entre les Rocheuses Canadiennes et la Pacifique Nord…

* Amie de ma jeunesse, Alice Munro : Lorsque j’ai voyagé pour la première au fois au Canada, c’était à l’Est et j’étais désireuse comme à mon habitude, d’accorder mes lectures à ma destinations. Et pourtant, je suis passée un peu à côté… Une auteure en particulier m’interpellait : Alice Munro. J’avais la sensation d’en avoir beaucoup entendue parler, elle était alors pour moi l’auteure canadienne par excellence et je me suis donc attelée à ses nouvelles, moi qui ne suis d’habitude pas très friande de ce genre-là. Alors, je suis passée un peu à côté de ma géographie, parce qu’Alice Munro préfère les décors occidentaux pour ses histoires, mais pas tout à fait car ça m’a vraiment donné envie d’aller me frotter de ce côté-là du Canada. Et lorsque j’y suis enfin allée l’automne dernier, mes vagabondages résonnait de la mémoire infidèle et imparfaite de l’Amie de jeunesse d’Alice Munro qui m’avait réconciliée avec la nouvelle pour quelques semaines.

* Margaret Atwood : Je dirais qu’elle est véritablement l’auteur canadienne emblématique. Il paraît qu’on aime ou qu’on aime pas, il n’y a pas de demi-mesure. Pour ma part, complètement déboussolée par le bouquiniste de Vancouver Island, j’en avais fait une razzia : Oeil-de-chat et Le Tueur Aveugle, dont j’ai lu quelques pages sans jamais aller plus loin. Ca n’était pas une affaire de goût, je n’étais pas disponible pour la lecture, voilà tout ! Alors ce que je connais de Margaret Atwood, ce sont surtout les adaptations de deux de ses oeuvres : La servante écarlate (Série TV) et Captive (film Netflix). Ce qui est sûr c’est que Margaret Atwood a l’art de nous déranger jusqu’aux tréfonds et si j’ai dû me séparer de mes livres pour cause de trop gros bagage, elle est définitivement dans le TOP 10 de ma bucket list.

* La Trilogie Children of the Panther, Amber Hayward : Uniquement disponible en version anglaise. J’avoue que je ne l’ai pas (encore) lu mais que je ne résiste pas à la possibilité de faire de la pub à Amber, propriétaire de la maison d’hôte où j’ai travaillé pendant deux semaines en Alberta. Cette trilogie épique nous parlant d’amour, d’espoir et de la force incroyable de la famille, commence avec l’histoire de Manoel qui hérite d’un pouvoir de guérison surnaturel et des gens dont il change la vie pour toujours.

Vancouver Island

5. Un p’tit goût d’paradis

L’une des gourmandises préférées des Canadiens sont les cobblers, un genre de crumble. Vous trouverez donc sur ce site quelques idées recettes.
Mais le véritable régal, celui qui va vous donner des feux d’artifice dans l’estomac, des étoiles dans les yeux et un gout d’paradis dans l’âme, c’est le Chocolate Fudge Cake, alors n’hésitez plus et attelez-vous à ce « petit » plaisir coupable !

RECETTE DU CHOCOLATE FUDGE CAKE
200 g de chocolat (70% cacao de préférence)
175 g de beurre
120 g de sucre roux
100 g d’amandes
2 cuillères à soupe de chocolat en poudre
4 oeufs
150 g de farine
1 sachet de levure chimique
100 g de fudge

PREPARATION
Préchauffer le four à 160°C/320°F.
Couper le chocolat en morceaux, mélanger (à la main ou dans un robot) avec le beurre, le sucre, les amandes, 1 cuillère à soupe de chocolat en poudre et une pincée de sel de mer, et le faire fondre jusqu’à ce qu’il soit lisse.
Ajouter les oeufs, un à la fois, au mélange puis ajouter la farine (préalablement mélangée au bicarbonate et à la levure). Remuer jusqu’à ce que le mélange soit lisse.
Beurrer bien votre moule à gateau et saupoudrer le reste de chocolata en poudre. Agiter un peu pour recouvrir légèrement toute la surface du plat. Verser la pâte dans le plat. Casser le fudge en morceaux et le saupoudrer sur le dessus du mélange à gâteau, en poussant les plus gros morceaux au fond du plat.
Mettre au four pendant 18 à 20 minutes. Vérifier la consistance du gateau à l’aide d’une fourchette : s’il y a un peu de pâte sur la fourchette, c’est bon – vous voulez que le gâteau soit encore un peu humide à l’intérieur ; mais s’il semble encore trop mou, remettre au four pendant 3 à 5 minutes.
Peut-être accompagné d’une boule de glace.

Sources : Jamie Oliver
Si vous n’avez pas de fudge à disposition, voici une autre version de la recette

Et pour un petit clin d’œil à la cidrerie dans laquelle j’ai travaillé, je vous propose d’accompagner ce goûter d’un petit verre de cidre. Je ne ferais pas le rêve irréaliste de vous inviter à boire un verre de cidre canadien – mais peut-être le réaliserez-vous ? – ni ne prendrai le risque départager entre le cidre normand et le cidre breton. Vous êtes donc libre de boire celui qui vous plaira !

6. Pallier aux imperfections

Cet article sur l’Ouest du Canada me laissera forcément un goût d’inachevé, la sensation que je n’ai pas pleinement atteint mon objectif et réussi à transparaître la majesté incroyable de ce que ce sont les provinces occidentales depuis votre canapé. Il est des endroits comme ça pour lesquels les mots sont un manquement, pour lesquels le salon est un espace trop petit trop loin pour pouvoir voyager autant que l’on voudrait. Je continue d’essayer pourtant, de vous partager comme je peux, cet amour hypnotisé des paysages canadiens qui m’ont transpercé, cet sérénité infinie de l’âme canadienne qui a égayée chacun de mes kilomètres. Et je compte sur mes alliés infidèles pour parer à mes carences.

Pour voyager un tout petit loin dans votre salon, regardez donc un documentaire :

Sur l’Alberta
Sur la Colombie Britannique

Ou bien prenez votre livre d’images :

Place des Victoire Editions – Coll. Grandeur Nature

Mais surtout, rêvez, voyagez, imaginez, recréez, laissez vous porter par le chant muet des aigles, par le vent absent du Pacifique, par les brumes mystiques de l’Ouest…

7. Le « 5 à 7 »

Il est bien-sûr temps pour la traditionnelle happy hour que je me plais ici à appeler de son nom québécois même si je me trompe de côté du Canada pour vous voyager à l’Ouest. Alors quel sera votre poison ce soir ?

L’Okanagan Valley en Colombie-Britannique produit de bons vins pétillants. Un esprit d’aventure et d’expérimentation ouvre la voie à de bonnes surprises, surtout du côté du vin blanc (les cépages de choix sont le riesling, le gewurztraminer et le chardonnay), même si le rouge canadien (le pinot noir est le cépage le plus courant) est en nette progression. Le label VQA (Vintners Quality Alliance) est une sorte d’AOC recoupant une désignation soit provinciale, soit géographique.
Le miracle – et le succès commercial majeur – du vin canadien demeure toutefois le ice wine (vin de glace), produit à partir de raisins qui ont gelé sur pied au début de l’hiver. Le sucre est ainsi fortement concentré, donnant un vin liquoreux très doux. Le vin de glace est principalement élaboré à partir d’un cépage blanc hybride, le vidal, en raison de son taux de sucre élevé et de la peau très épaisse de ses grains qui permet une vendange très tardive.

Source Guide du Routard

Ainsi, peut-être que votre caviste (s’il est ouvert) ou votre supérette la plus proche, vous propose-t-elle un petit vin canadien ou vous paierez-vous même le culot d’en acheter pour égayer votre apéro ? Sinon, la bière est encore le choix le plus commun pour un Canadien et peut-être trouverez-vous une bière artisanale qui aura traversé l’Atlantique pour bien trinquer à cette happy hour !

8. Repas du soir, bonsoir !

La cuisine canadienne est en fait très proche de la nourriture états-unienne – hamburger et cie et/ou diversité ethnique -, il n’y a donc pas véritablement de plat typique. Je fais le choix cependant, pour ce dîner canadien, de vous faire une proposition « typique » liée à une diaspora en particulier : celle de l’Europe de l’Est. Car, au XIXème siècle, les terres infertiles et aux climats extrêmes des Prairies Canadiennes avaient besoin d’être cultivées et peu de gens se portaient volontaires. Les ventes aux rabais et autres avantages furent néanmoins suffisants pour attirer pas mal d’Ukrainiens, en Alberta notamment, me permettant ainsi, deux siècles plus tard, de goûter aux délicieuses pierogis que je vous invite à cuisiner ce soir.

Photos : source internet

RECETTE DE PIEROGI
Pour la pâte :
350 g de farine
1 oeuf
125 ml d’eau tiède
Sel
Pour la farce :
600 g de pomme de terre (pas des nouvelles, plutôt des bintje)
250 g de fromage blanc frais type faisselle
1 oignon moyen
1 cuillère à soupe de beurre
Poivre
Sel
2 cuillères à soupe de saindoux (avec ou sans lardons)
2 ml de crème fraîche épaisse

PREPARATION
Préparez la farce : épluchez les pommes de terre et faites-les cuire dans de l’eau salée.
Avec une fourchette, écrasez les pommes de terre encore chaudes et travaillez-les avec une spatule en bois.
Émincez les oignons et faites les dorer dans une cas de beurre. Émiettez le fromage. Mélangez dans un saladier fromage, oignon, graisse de cuisson, sel, poivre.
Ne malaxez pas les ingrédients, car dans la farce doivent se trouver ds grumeaux de fromage blanc et de pommes de terre.
Dans un saladier, versez la farine en fontaine, ajoutez un œuf, salez, arrosez d’eau tiède, pétrissez pour obtenir une pâte molle.
Divisez la pâte en deux parties. Étalez au rouleau en deux fois pour obtenir une abaisse fine. Détaillez des ronds de 7-8 cm de diamètre avec un verre.
Garnissez chaque rond d’une cuillère bombée de farce, pliez en deux et soudez bien les bords. Pas de farce entre les bords sinon ils se décollerons à la cuisson.
Jetez les dans une grande quantité d’eau bouillante salée. Ils sont cuits quand ils sont remontés à la surface (+ 2-3 mn). Sortez les avec une écumoire. Vous pouvez pour encore plus de goût, les faire revenir à la poêle avec des lardons et des oignons.
Servez la crème fraîche à part.

NB : Il existe toute sorte de farces : sucrées (myrtilles, cerises…) ou salées (viande, choux, cèpes…)

Source : Marmiton

9. Sur l’écran noir de vos nuits blanches

David Cronenberg est l’un des cinéastes canadiens le plus reconnu à travers le monde. De lui, j’ai vu, chacun dans un style différent et que je vous recommande pour des raisons très différentes, les films suivants :
* A dangerous method : la rencontre entre entre Freud et Jung, ce qui les a rapprochés, ce qui les éloignera immuablement. Pourquoi ? Pour la prestation d’acteurs de Viggo Mortensen et Michael Fassbender.
* A history of violence : Tom Stall, un père de famille à la vie paisiblement tranquille, abat dans un réflexe de légitime défense deux agresseurs dans un restaurant. Il devient alors un personnage médiatique, dont l’existence est dorénavant connue du grand public. Pourquoi ? Tout est dit dans le titre…
* Cosmopolis : Film fleuve (et pourtant vraiment loin du compte) en huit clos dans la limousine d’un jeune milliardaire. Pourquoi ? J’avoue, je suis allée voir parce que j’étais curieuse de découvrir Robert Pattinson dans autre chose qu’un beau gosse à minette. Ce que je retiens du film c’est qu’il m’a profondément dérangée, parfois gratuitement… Mais peut-être que nous avons parfois besoin d’être un peu bousculé comme ça par le cinéma.

Sinon, vous pouvez vous jouer le festival du film des montagnes de Banff dans votre salon, en regardant l’un des nombreux films présentés à l’automne dernier : p.38-39 du programme.

Have yourself a wonderful evening!
Passez une merveilleuse soirée !

En haut du lac Louise

Si vous souhaitez continuer à vagabonder
dans cet Ouest Canadien,
lisez mes carnets de voyage canadiens

Etoile Polaire


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